Isoler à Montrouge : une ville d'immeubles d'avant 1971
Montrouge compte 785 maisons pour 23 762 résidences principales : 3,0 % du parc. Et 53,7 % de ses logements ont été achevés avant 1971, contre 47,1 % dans les Hauts-de-Seine. L'isolation s'y traite donc presque toujours en appartement, dans un immeuble ancien, avec une décision partagée. Cette page dit ce qui relève de votre lot, ce qui relève de l'immeuble, et ce que nous ne faisons pas.
Montrouge en chiffres
- Résidences principales de Montrouge achevées entre 1946 et 1970, tranche médiane du parc communal
- 31,4 %INSEE, recensement de la population 2023, API Melodi, commune 92049 · 2023
- Résidences principales de Montrouge achevées entre 2006 et 2020
- 8,3 %INSEE, recensement de la population 2023, API Melodi, commune 92049 · 2023
- Maisons montrougiennes classées E, F ou G parmi les 275 DPE de maisons réalisés depuis juillet 2021, dont en G
- 53,1 % · 14,9 %ADEME, DPE Logements existants depuis juillet 2021 (dpe03existant), maisons, commune 92049 · 2026-09-17
53,7 % d'avant 1971, dont 31,4 % entre 1946 et 1970
Montrouge s'est bâtie tôt et dense. 6,1 % de ses résidences principales datent d'avant 1919, 16,3 % de 1919 à 1945 et 31,4 % de 1946 à 1970 : au total 53,7 % d'avant 1971, contre 47,1 % dans les Hauts-de-Seine. La construction récente est marginale, avec 8,3 % du parc achevé entre 2006 et 2020, l'une des plus faibles proportions de notre couverture francilienne.
Cette ancienneté se lit dans les diagnostics. Sur 16 898 diagnostics de performance énergétique (DPE) tous logements enregistrés depuis juillet 2021, 36,8 % ressortent en E, F ou G, contre 31,8 % dans le département. Sur les 275 diagnostics de maisons, la part atteint 53,1 %, dont 14,9 % en G — mais ces maisons ne sont que 785, soit 3,0 % des résidences principales, contre 11,2 % à l'échelle des Hauts-de-Seine. Ces relevés décrivent des logements vendus ou mis en location, pas le parc entier.
Conséquence pratique : à Montrouge, la question n'est presque jamais « faut-il isoler la maison », mais « qu'est-ce que je peux faire dans mon appartement, et qu'est-ce qui doit passer par l'assemblée générale ».
Ce qui relève de votre lot, et ce que nous refusons
Nous traitons les combles perdus, les rampants, les murs par l'intérieur et les planchers bas. Dans un immeuble montrougien, cela recouvre trois situations courantes.
- Appartement de dernier étage sous combles : c'est le cas le plus rentable de la commune. Le comble, quand il est privatif, se traite sans toucher aux parties communes.
- Mur de façade doublé par l'intérieur : travail privatif tant qu'il ne réduit pas une partie commune et ne touche ni la structure ni l'aspect extérieur. La fiche de certificats d'économies d'énergie applicable aux murs demande une résistance thermique d'au moins 3,7 m².K/W et retient 1 600 kWh cumac par m² en zone H1, celle de la commune d'après l'annexe de l'arrêté de 1988. Le règlement de copropriété reste à lire avant le devis.
- Appartement de rez-de-chaussée sur cave ou passage : le plancher bas est en général une partie commune. Nous ne l'engageons pas sur la seule demande de l'occupant, même quand il en supporte tout l'inconfort.
Nous ne réalisons pas l'isolation par l'extérieur. À Montrouge, le motif se voit depuis la rue : sur un immeuble d'avant-guerre, les fenêtres sont posées en feuillure, au fond d'un tableau, et beaucoup d'appartements ont conservé des volets battants repliés contre la façade. Un complexe isolant de quinze à vingt centimètres vient au nu de ces tableaux : il faut alors reculer ou repositionner chaque menuiserie, reprendre les appuis et les linteaux, et déposer des volets qu'aucun rejingot ne permet plus de rabattre. Le clair de jour diminue d'autant. Ce n'est pas un chantier d'isolation, c'est une reprise complète des baies, et ce n'est pas notre poste.
Copropriété : le seuil des 75 % de lots d'habitation
Quand les travaux portent sur l'immeuble, une condition d'entrée est souvent découverte trop tard : MaPrimeRénov' Copropriété exige qu'au moins 75 % des lots — ou, à défaut, des tantièmes — soient dédiés à l'usage d'habitation principale. Le seuil est abaissé à 65 % pour les copropriétés de 20 lots ou moins.
Dans une commune où les rez-de-chaussée commerciaux et les bureaux sont fréquents, ce calcul n'est pas une formalité : un immeuble dont plusieurs lots sont occupés par des activités peut passer sous le seuil, alors même que tous les copropriétaires résidents sont d'accord pour engager les travaux. Le syndic dispose des éléments pour le vérifier avant de convoquer l'assemblée générale ; le faire en amont évite de voter un programme qui ne sera pas financé comme prévu. À ce seuil s'ajoutent d'autres conditions, dont l'immatriculation à jour au registre national des copropriétés. Le panorama des dispositifs 2026 est sur la page des aides.
Prime CEE, 7 jours francs et Vallée Sud Renov
Ce poste est sorti du parcours MaPrimeRénov' par geste le 1er septembre 2026. Pour un geste d'isolation, il reste la prime issue des certificats d'économies d'énergie, versée par un fournisseur d'énergie soumis à une obligation d'économies d'énergie ou par son délégataire, la TVA à 5,5 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans, et l'éco-prêt à taux zéro. Aucun texte ne fixe le montant en euros de cette prime : la réglementation porte sur un volume en kWh cumac, dont le prix se négocie. D'où la formule « jusqu'à », et le montant exact après étude. L'offre s'accepte avant la signature du devis, et 7 jours francs s'écoulent ensuite avant le début du chantier.
Aucune aide communale vérifiée ne s'ajoute à Montrouge, et nous n'en inventons pas. L'interlocuteur neutre de la commune est Vallée Sud Renov, service public qui informe sans frais, relit un devis et n'a aucun intérêt à la vente. Le 92120 touche Paris, Malakoff et Bagneux, au sein de la Métropole du Grand Paris. Le cadre départemental est sur la page isolation dans les Hauts-de-Seine, la méthode de pose sur la page murs par l'intérieur, et le simulateur donne un premier repère.
Aides locales à Montrouge
Aides des collectivités qui s’ajoutent à MaPrimeRénov’ et à la prime CEE. Chaque dispositif est daté et sourcé ; les conditions sont vérifiées avec vous avant le devis.
Dispositifs relevés le 21 septembre 2026 sur les sites des collectivités. Un dispositif signalé « à vérifier » n’est pas garanti : nous le confirmons avant la signature du devis.
Vos aides 2026, estimées en 2 minutes
Quelques questions, une estimation claire, puis une étude gratuite à domicile. Sans engagement.
- Prime CEE déduite du devisLa prime CEE est déduite dès le devis ; MaPrimeRénov’ est montée avec vous et versée par l’Anah après travaux.
- Dossier monté à votre placeUn conseiller dédié, du premier appel à la mise en service.
- Devis précis sous 48 hAprès visite technique gratuite, dimensionnement réel.
Le simulateur a besoin de JavaScript. Sans JavaScript, appelez-nous au 01 89 62 32 51 pour obtenir la même estimation.
Questions fréquentes
Mon immeuble compte des commerces en rez-de-chaussée : est-ce un problème ?
Cela peut l'être pour l'aide collective. MaPrimeRénov' Copropriété demande qu'au moins 75 % des lots, ou à défaut des tantièmes, soient dédiés à l'usage d'habitation principale, seuil abaissé à 65 % pour les copropriétés de 20 lots ou moins. Un immeuble comptant plusieurs lots commerciaux ou de bureaux peut passer dessous. Le syndic peut faire ce calcul avant de convoquer l'assemblée générale, ce qui évite de voter un programme dont le financement ne sera pas celui qui était annoncé. D'autres conditions s'appliquent, dont l'immatriculation au registre national des copropriétés.
Puis-je doubler le mur de mon appartement sans accord de la copropriété ?
En principe oui, tant que le doublage ne réduit pas une partie commune et ne touche ni la structure, ni l'aspect extérieur de l'immeuble. Le règlement de copropriété doit être lu avant le devis, car certains textes sont plus restrictifs. La fiche de certificats d'économies d'énergie applicable aux murs demande une résistance thermique d'au moins 3,7 m².K/W et retient 1 600 kWh cumac par mètre carré en zone H1. Le plancher bas d'un rez-de-chaussée sur cave, lui, relève presque toujours des parties communes.
Les logements montrougiens sont-ils plus mal classés que la moyenne ?
Oui, légèrement. Sur les 16 898 diagnostics tous logements enregistrés dans la commune depuis juillet 2021, 36,8 % ressortent en E, F ou G, contre 31,8 % dans l'ensemble des Hauts-de-Seine. L'écart s'explique par l'âge du bâti : 53,7 % des résidences principales de Montrouge sont antérieures à 1971, contre 47,1 % dans le département, et seulement 8,3 % ont été achevées entre 2006 et 2020. Ces relevés portent sur les logements vendus ou mis en location, et non sur la totalité du parc.
Pour aller plus loin
Nos prestations
Dans le département
Villes proches
Aides
Infos pratiques
Et si votre maison gardait enfin sa chaleur ?
Estimation en 2 minutes, étude gratuite à domicile, prime CEE déduite du devis.