Économies d'énergie pour les entreprises et les copropriétés
Vous gérez un atelier, un immeuble, un gymnase ou un parc de logements, et vous cherchez une entreprise capable de mener le chantier et le dossier de financement. Cette page décrit ce que nous réalisons, comment un dossier de certificats d'économies d'énergie se déroule en 2026, et pourquoi nous n'annonçons jamais un chantier financé en totalité.
À qui s'adresse notre offre professionnelle
Nous intervenons sur des bâtiments qui n'ont rien de commun avec une maison individuelle : volumes hauts, chaufferie centralisée, réseaux hydrauliques longs, occupation discontinue. Quatre familles de donneurs d'ordre nous sollicitent.
- Les entreprises qui exploitent un atelier, un site de production, un garage ou une salle d'exposition. Le sujet est presque toujours le même : la chaleur s'accumule sous la toiture et la consigne au sol se tient à grand-peine.
- Les copropriétés, représentées par leur syndic et leur conseil syndical, avec une chaufferie collective au gaz ou au fioul en fin de vie et un poste chauffage devenu la première ligne du budget.
- Les bailleurs sociaux et les gestionnaires de parc, qui raisonnent par lots de bâtiments, avec des contraintes de planning, d'accès aux logements et de présence des locataires.
- Les établissements recevant du public et le tertiaire : gymnases, salles polyvalentes, écoles, lieux de culte, commerces de grande surface, bureaux soumis à une obligation de réduction des consommations.
Une distinction commande ensuite tout le financement, et elle surprend souvent. Les certificats d'économies d'énergie classent les opérations par secteur : un immeuble d'habitation relève des fiches « bâtiment résidentiel » (préfixe BAR), un local d'activité des fiches « bâtiment tertiaire » (préfixe BAT). Deux bâtiments voisins peuvent donc relever de deux fiches différentes, avec des conditions techniques et des exigences de qualification distinctes. C'est le premier point que nous tranchons, avant même de parler d'équipement. Pour les obligations propres aux locaux d'activité, voir décret tertiaire et CEE.
Les prestations que nous réalisons
Chaque prestation a sa page, avec ses conditions techniques et son financement réel :
- La déstratification d'air : récupérer la chaleur accumulée sous la toiture d'un local haut et la ramener dans la zone occupée.
- La pompe à chaleur collective et tertiaire : remplacer une chaufferie au gaz ou au fioul par une PAC air/eau, en immeuble d'habitation comme en bâtiment d'activité.
- Le désembouage et l'équilibrage des réseaux : rendre au circuit son débit, puis répartir la chaleur entre les logements ou les zones. Prestation sans aide publique dédiée.
- Le calorifugeage des réseaux : isoler les canalisations et les points singuliers d'une chaufferie ou d'un sous-sol. Les deux fiches qui le finançaient ont été abrogées le 1er août 2025 — le chantier reste pertinent, la prime standardisée n'existe plus.
- Le déshumidificateur thermodynamique pour serres : la fiche agricole correspondante a été abrogée le 3 juin 2026, l'équipement se traite désormais hors dispositif standardisé.
- Le décret tertiaire : déterminer si le bâtiment est assujetti, quel objectif retenir, et tenir la déclaration annuelle sur la plateforme OPERAT. Prestation sans aide publique dédiée : ce sont les travaux décidés ensuite qui peuvent être financés, quand une fiche existe.
- Le courtage en énergie : comparer les offres de gaz et d'électricité d'un site, indépendamment de tout chantier.
Nous n'affichons pas de prime sur un poste qui n'en ouvre plus. C'est la raison pour laquelle deux de ces sept lignes portent une date d'abrogation au lieu d'un montant. Une entreprise qui vous annonce aujourd'hui une prime CEE sur du calorifugeage travaille avec un barème périmé.
Comment se déroule un dossier CEE professionnel
Le dispositif court sur sa sixième période, du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030. Une opération financée suit toujours le même enchaînement, et l'ordre des étapes n'est pas négociable.
- Visite et relevé. Hauteur sous plafond, nature et puissance des générateurs, plans du réseau, comptages disponibles, consignes réellement appliquées, horaires d'occupation. Rien ne se calcule depuis un plan seul.
- Étude de dimensionnement. Plusieurs fiches professionnelles l'exigent au dossier, et pas comme une formalité : elle conditionne l'éligibilité de l'opération, pas seulement la qualité du résultat.
- Choix de la fiche standardisée. Secteur du bâtiment, type d'équipement, seuils de performance, exclusions. C'est à ce stade qu'un projet se révèle éligible en totalité, en partie, ou pas du tout.
- Offre d'un fournisseur d'énergie obtenue avant la signature. Le rôle incitatif de la prime impose que l'engagement soit pris en amont du devis. Un dossier monté après coup n'est plus rattrapable dans de bonnes conditions.
- Devis et engagement. Le devis reprend les caractéristiques exigées par la fiche : ce sont elles qui seront contrôlées, parfois plusieurs années plus tard.
- Travaux et preuve de réalisation. Facture détaillée, attestation sur l'honneur signée par le bénéficiaire et par l'installateur, pièces techniques des matériels posés.
- Versement. Le fournisseur d'énergie règle après contrôle du dossier complet. Un dossier incomplet n'est pas payé partiellement : il est suspendu.
Sur un site occupé, nous ajoutons systématiquement une étape de calage du planning avec l'exploitant : coupures d'eau ou de chauffage, accès aux locaux techniques, travail en dehors des heures d'ouverture pour un commerce ou un gymnase.
Ce que le financement CEE couvre, et ce qu'il ne couvre pas
Des prestations professionnelles entièrement prises en charge par la prime : c'est la promesse qu'on lit le plus souvent sur ce marché. Nous ne la reprenons pas, et voici pourquoi elle n'est pas défendable.
Une fiche standardisée ne fixe jamais un montant en euros. Elle fixe un volume en kWh cumac, calculé à partir d'une caractéristique du bâtiment ou de l'équipement — puissance installée, surface traitée, zone climatique. Ce volume est ensuite acheté par un fournisseur d'énergie soumis à une obligation d'économies d'énergie, ou par son délégataire, à un prix libre. Personne ne peut donc garantir à l'avance le montant en euros d'une opération, ni promettre qu'il couvrira la facture.
Deux conséquences pratiques pour un décideur :
- Le montant se contractualise, il ne se promet pas. Nous sollicitons une offre chiffrée auprès du fournisseur d'énergie et nous vous la remettons avant l'engagement. C'est ce document qui fait foi, pas une accroche commerciale.
- La rentabilité se juge sur l'économie d'exploitation. La prime réduit l'investissement de départ ; c'est la baisse de consommation, mesurée sur vos factures, qui décide du retour sur investissement. Nous préférons documenter cette seconde partie plutôt que gonfler la première.
Certaines opérations bénéficient en plus d'une bonification lorsqu'un générateur fossile est déposé. Là encore, la bonification multiplie un volume, pas un montant : elle améliore la prime sans la rendre prévisible au centime.
Un interlocuteur unique, du relevé à la réception
Un projet professionnel échoue rarement sur la technique. Il échoue sur les interfaces : le bureau d'études qui ne parle pas au poseur, l'installateur qui découvre la contrainte d'exploitation le jour de l'intervention, le dossier de financement monté par un tiers qui réclame une pièce trois mois après la fin du chantier.
Nous fonctionnons avec un chargé d'affaires unique, qui porte le relevé, l'étude, le chiffrage, la demande de prime, la planification et la réception. Concrètement :
- Un seul numéro pour le syndic, le conseil syndical, le responsable maintenance ou le chef d'établissement.
- Un calendrier écrit avant le démarrage, avec les phases qui imposent une coupure et celles qui n'en imposent pas.
- Un dossier de financement suivi jusqu'au versement, pièces justificatives comprises, et non abandonné à la fin de la pose.
- Une chaîne de sous-traitance courte. Depuis la loi du 30 juin 2025 contre les fraudes aux aides publiques, la sous-traitance des travaux aidés est limitée à deux rangs : c'est une garantie pour le maître d'ouvrage, et nous la respectons en dimensionnant les lots en conséquence.
Pour une copropriété, nous intervenons aussi en amont du vote : note technique pour l'ordre du jour, chiffrage comparatif, présentation en assemblée générale si le conseil syndical le demande.
Qualifications, assurance et information avant la signature
Toutes les fiches CEE n'exigent pas le même niveau de qualification, et c'est un point que peu d'entreprises expliquent. La fiche de la PAC collective en résidentiel impose un signe de qualité équivalent RGE ; celle de la PAC en tertiaire demande seulement que la mise en place soit réalisée par un professionnel ; celle du déstratificateur exige une assurance responsabilité civile décennale et une étude de dimensionnement réalisée par un bureau qualifié. Trois opérations, trois régimes.
France Thermo détient les qualifications QualiPAC Chauffage et QualiPAC CET pour les équipements thermodynamiques, Qualisol CESI pour le solaire thermique et Qualibat pour l'isolation par l'intérieur, les combles perdus et les planchers bas. Sur un projet professionnel, nous vérifions au cas par cas que la qualification détenue correspond exactement à l'opération inscrite dans la fiche, et nous le disons par écrit quand ce n'est pas le cas.
La loi nous y oblige, d'ailleurs : avant la conclusion du contrat, un professionnel doit indiquer sur un support durable s'il détient ou non le signe de qualité exigé pour la catégorie de travaux concernée, et les conséquences d'une absence de qualification sur les aides. Demandez ce document, ainsi que l'attestation d'assurance décennale en cours de validité : les deux se lisent en deux minutes et éliminent la majorité des mauvaises surprises. Pour lancer une étude, passez par la page contact ; la présentation générale de l'entreprise est sur la page d'accueil.
Nos prestations professionnelles
Décrire votre besoin en trois champs
Société, poste concerné, téléphone. Un chargé d'affaires rappelle pour convenir du relevé sur site, et vous dit avant tout chiffrage ce qui est finançable et ce qui ne l'est pas.
- 01 89 62 32 51 Du lundi au vendredi, 9 h – 18 h
- Un interlocuteur unique Relevé, étude, chiffrage, dossier de financement et réception.
- Ce qui est finançable, dit par écrit La fiche applicable est identifiée avant le devis, ou l'absence de fiche est annoncée.
Questions fréquentes
Une entreprise peut-elle obtenir une prime CEE en 2026 ?
Oui, à condition que l'opération corresponde à une fiche standardisée en vigueur et que la demande soit engagée avant la signature du devis. La sixième période du dispositif court du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030. Le secteur du bâtiment détermine la fiche applicable : un immeuble d'habitation relève des fiches BAR, un local d'activité des fiches BAT. Les seuils de performance, les exclusions et l'exigence éventuelle de qualification changent d'une fiche à l'autre.
Le calorifugeage ouvre-t-il encore droit à une prime ?
Non. Les deux fiches qui finançaient le calorifugeage d'un réseau hydraulique, en résidentiel collectif et en tertiaire, ont été abrogées à compter du 1er août 2025 par un arrêté du 27 juin 2025. Seules les opérations déclarées avant le 15 août 2025 conservent l'ancien régime. Une prime CEE annoncée aujourd'hui sur ce poste repose donc sur un barème qui n'existe plus. La prestation, elle, reste réalisable et économiquement pertinente sur une chaufferie mal isolée.
Faut-il être RGE pour une opération CEE en tertiaire ?
Cela dépend de la fiche. Celle de la pompe à chaleur collective en résidentiel exige un signe de qualité équivalent RGE. Celle de la pompe à chaleur en tertiaire ne l'exige pas : elle demande une mise en place par un professionnel et une note de dimensionnement. Celle du déstratificateur impose une assurance décennale et une étude réalisée par un bureau qualifié. Il faut donc lire la fiche applicable au projet avant d'affirmer qu'une qualification est ou non obligatoire.
À quel moment faut-il demander la prime CEE ?
Avant la signature du devis. La prime a un rôle incitatif : l'engagement du fournisseur d'énergie doit être pris en amont de la décision de travaux, sans quoi l'opération n'est plus valorisable dans de bonnes conditions. En pratique, nous sollicitons l'offre pendant la phase d'étude et nous vous la remettons avec le chiffrage, de sorte que la décision se prenne avec les deux chiffres en main.
Un chantier peut-il être intégralement financé par les certificats ?
Non, et nous n'affichons pas cette promesse. Une fiche standardisée fixe un volume en kWh cumac, jamais un montant en euros : ce volume est ensuite acheté par un fournisseur d'énergie à un prix libre. Le montant réel ne se connaît donc qu'une fois l'offre du fournisseur obtenue, et il couvre une partie de l'investissement. Les aides s'écrivent toujours « jusqu'à », avec un montant exact confirmé après étude.
Pour aller plus loin
Infos pratiques
Un projet, un site, un parc de bâtiments ?
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