Rénovation énergétique à Paris
À Paris, la maison individuelle est une exception statistique : 10 686 logements sur 1 402 024. Tout se joue donc en appartement, le plus souvent en copropriété et parfois en secteur protégé. Cette page part du recensement, des diagnostics publiés par l'ADEME et des règles d'urbanisme parisiennes pour dire ce qui se traite réellement ici, ce qui dépend d'un vote, et ce que nous ne faisons pas.
Paris en chiffres
- Maisons à Paris (75), soit 0,8 % des 1 402 024 logements et 0,9 % des résidences principales
- 10 686 maisonsINSEE, recensement de la population 2023, API Melodi, DS_RP_LOGEMENT_PRINC · 2023
- Résidences principales parisiennes occupées par leur propriétaire
- 33,2 %INSEE, recensement de la population 2023, API Melodi, DS_RP_LOGEMENT_PRINC · 2023
- Logements parisiens classés E, F ou G parmi les 843 446 DPE réalisés depuis juillet 2021
- 45,4 %ADEME, DPE Logements existants depuis juillet 2021 (dpe03existant) · 2026-09-17
10 686 maisons pour 1 402 024 logements
Le recensement 2023 dénombre 1 402 024 logements à Paris, dont 1 124 522 résidences principales. Les maisons y sont au nombre de 10 686, soit 0,8 % du parc et 0,9 % des résidences principales. Autrement dit : une page qui parlerait de pavillon, de jardin et d'unité extérieure posée au sol s'adresserait ici à un Parisien sur cent vingt.
Deuxième chiffre décisif : 33,2 % seulement des résidences principales sont occupées par leur propriétaire. Les deux tiers restants sont loués ou occupés à titre gratuit, et un locataire ne peut pas décider du remplacement du chauffage ni déposer un dossier d'aide sur ce poste. Le public réellement décisionnaire est donc minoritaire, et il est presque toujours copropriétaire.
L'énergie de chauffage, dans les résidences principales parisiennes :
| Énergie principale | Part des résidences principales |
|---|---|
| Gaz de ville ou réseau de chaleur | 54,3 % |
| Électricité | 42,0 % |
| Fioul | 2,9 % |
| Gaz en bouteille ou en citerne | 0,3 % |
| Autres, dont bois | 0,4 % |
Le chauffage collectif au gaz et le chauffage électrique individuel se partagent la ville. La cuve à fioul, argument classique de la rénovation, ne concerne ici presque personne.
Ce qui se vote en assemblée générale, et ce qui n'y passe pas
C'est la question qui décide de tout à Paris. Un projet qui touche aux parties communes ou modifie l'aspect extérieur de l'immeuble ne relève pas du logement : il relève du syndicat des copropriétaires, il s'inscrit à l'ordre du jour d'une assemblée générale et il se vote. Cela vaut pour l'unité extérieure d'une pompe à chaleur posée en façade, sur un balcon ou en toiture, pour l'isolation des murs par l'extérieur, pour la réfection d'une toiture, pour le remplacement des fenêtres quand le règlement impose une harmonie de façade, et pour le raccordement de l'immeuble à un réseau de chaleur.
Restent en partie privative, donc décidables seul dans la plupart des règlements : l'isolation des murs par l'intérieur, l'isolation d'un plancher bas quand le local sous-jacent le permet, le remplacement d'un ballon d'eau chaude par un chauffe-eau thermodynamique lorsque l'appartement offre le volume d'air ou le raccordement en gaines nécessaires, et le calfeutrement. Ce sont, à Paris, les chantiers qui avancent sans attendre un ordre du jour.
Une conséquence pratique : le calendrier. Un projet de parties communes se prépare une assemblée à l'avance, avec un devis présenté au syndic. Nous ne chiffrons donc pas un projet parisien de la même manière selon qu'il porte sur un appartement ou sur un immeuble entier.
Deux plans de sauvegarde et des abords protégés
Paris figure à la liste des sites patrimoniaux remarquables du ministère de la Culture avec deux plans de sauvegarde et de mise en valeur, approuvés le 16 avril 1965 et le 25 septembre 1972. À l'intérieur de ces périmètres, et plus largement dans les abords d'un immeuble protégé, la modification d'une façade, d'une menuiserie visible depuis la rue ou d'une couverture est soumise à autorisation et à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France.
Ce que cela change concrètement : le modèle de fenêtre n'est pas libre (matériau, profil, division des carreaux, teinte) ; une unité extérieure visible depuis l'espace public est le plus souvent refusée ; l'isolation d'une façade par l'extérieur est, dans ces secteurs, rarement envisageable. Ces contraintes ne s'apprécient pas au département mais à l'adresse : elles se vérifient avant le chiffrage, pas après. Le détail poste par poste est sur la page fenêtres et portes à Paris.
Ce que montrent les 843 446 diagnostics parisiens
L'ADEME publie l'ensemble des diagnostics de performance énergétique (DPE) établis depuis juillet 2021 : 843 446 pour Paris. Attention à la lecture : ce n'est pas un recensement du parc, ce sont les logements diagnostiqués, essentiellement à l'occasion d'une vente ou d'une location. La photographie est celle du marché, pas celle de la ville.
Sur cet ensemble, 30,9 % des logements sont classés D, 27,2 % E, 11,2 % F et 7,0 % G, soit 45,4 % classés E, F ou G. C'est de loin la proportion la plus élevée des départements franciliens que nous couvrons, et elle s'explique par l'âge du bâti : 31,4 % des résidences principales parisiennes ont été achevées avant 1919 et 68,7 % avant 1971, avec une tranche médiane de construction située entre 1946 et 1970.
Les maisons parisiennes n'échappent pas à la règle : sur les 4 379 maisons diagnostiquées, 52,1 % sont classées E, F ou G. Rappel utile pour lire ces chiffres sans les forcer : le terme de passoire ne désigne que les étiquettes F et G, tandis que le parcours rénovation d'ampleur vise les logements classés E, F ou G. La différence entre les deux notions est expliquée dans notre guide du DPE.
Ce que nous traitons à Paris, et ce que nous ne traitons pas
Autant l'écrire franchement : nos qualifications ne couvrent pas tout, et une partie des projets parisiens ne nous revient pas.
- Le chauffe-eau thermodynamique est le geste le plus souvent pertinent en appartement : il remplace un ballon électrique, reste en partie privative et relève de notre qualification QualiPAC CET. Les conditions de volume et d'évacuation d'air se vérifient sur place. Voir le chauffe-eau thermodynamique.
- L'isolation des murs par l'intérieur et celle d'un plancher bas relèvent de notre qualification Qualibat. Elles réduisent la surface habitable de quelques centimètres par mur traité, ce qui pèse dans un studio parisien : c'est un arbitrage à poser avant le devis. Voir l'isolation des murs par l'intérieur et l'isolation des planchers bas.
- Les menuiseries se remplacent, avec la réserve patrimoniale et le règlement de copropriété évoqués plus haut.
- L'isolation des murs par l'extérieur : non. Nous ne détenons pas la qualification correspondante, et nous ne sous-traitons pas ce poste à l'aveugle. C'est une réponse nette à une recherche fréquente à Paris.
- La pompe à chaleur air/eau reste possible en maison ou en immeuble décidé collectivement, jamais par défaut : il faut un emplacement d'unité extérieure acceptable et un accord. Le cadre est détaillé sur la page pompe à chaleur à Paris.
- La climatisation réversible n'entre pas dans nos qualifications : nous ne la posons pas. La différence entre les deux technologies est expliquée dans le guide PAC air/air ou air/eau.
Aides 2026, zone H1 et Éco-Rénovons Paris+
Paris est en zone climatique H1 au sens des certificats d'économies d'énergie, la plus favorable des trois : le volume de certificats calculé par les fiches y est majoré d'un facteur 1,2. La zone est fixée par l'annexe I de l'arrêté du 5 avril 1988, pas déduite.
Côté MaPrimeRénov', deux forfaits par geste intéressent particulièrement un immeuble parisien : la pompe à chaleur air/eau, jusqu'à 5 000 € (très modestes), 4 000 € (modestes) et 3 000 € (intermédiaires), et le raccordement à un réseau de chaleur, jusqu'à 1 200 €, 800 € ou 400 € selon les mêmes profils. Les ménages du profil supérieur ne sont pas éligibles au parcours par geste. Montant exact après étude. En revanche, l'isolation, les fenêtres et le chauffe-eau thermodynamique sont sortis du parcours par geste le 1er septembre 2026 : sur ces postes, seule la prime CEE reste mobilisable, ou l'intégration à un projet d'ampleur. Le panorama complet est sur les aides 2026, le mécanisme de la prime sur la prime CEE et les conditions de dépôt sur MaPrimeRénov'.
Le raccordement n'est pas théorique ici : le réseau parisien exploité par la CPCU affiche 50,3 % d'énergies renouvelables et de récupération et un contenu CO₂ de 0,171 kg par kWh, et son tracé passe à moins de cent mètres de l'Hôtel de Ville. L'éligibilité se vérifie adresse par adresse, jamais à l'échelle de la ville.
Deux garde-fous pour finir. MaPrimeRénov' et prime CEE cumulées restent plafonnées à 90 %, 75 % ou 60 % du montant TTC de la dépense retenue selon le profil de ressources, et c'est MaPrimeRénov' qui est réduite si le plafond est atteint. Et la TVA à 5,5 % s'applique aux travaux d'amélioration énergétique dans un logement achevé depuis plus de deux ans, y compris en location. Pour le reste à charge, l'éco-PTZ reste ouvert sans condition de ressources.
Reste le dispositif qui concerne le plus de Parisiens, puisque 99,1 % des résidences principales ne sont pas des maisons : MaPrimeRénov' Copropriété. Elle ne se demande pas logement par logement. Le syndic dépose le dossier au nom du syndicat des copropriétaires, qui encaisse l'aide et la répartit ensuite au prorata des tantièmes. Le taux dépend de la performance atteinte par l'immeuble entier : jusqu'à 30 % du montant des travaux à partir de 35 % de gain énergétique, jusqu'à 45 % à partir de 50 %, sur une dépense retenue plafonnée à 25 000 € par logement. S'y ajoutent des primes individuelles : jusqu'à 3 000 € par logement pour un copropriétaire occupant aux ressources très modestes, 1 500 € pour un ménage modeste. Deux conditions écartent une partie des immeubles parisiens : au moins 75 % des lots doivent être en résidence principale — 65 % pour une copropriété de vingt lots ou moins — et l'immatriculation au registre national des copropriétés doit être à jour. Montant exact après étude, et aucun taux cumulé n'est publié ici : les bonus prévus par le dispositif ne s'additionnent pas en un pourcentage affichable.
Aide locale vérifiée : Éco-Rénovons Paris+, porté par la Ville de Paris et mis en œuvre par l'Agence Parisienne du Climat, s'adresse aux copropriétés engagées dans un projet visant au moins 15 % de gain énergétique. Les postes financés sont la végétalisation, la désimperméabilisation et la récupération des eaux pluviales (30 à 50 % du montant HT, jusqu'à 60 000 €) ainsi que les matériaux biosourcés (50 % hors main-d'œuvre, jusqu'à 4 000 € par lot) : ce n'est pas une aide au remplacement d'un chauffage, et il serait malhonnête de la présenter ainsi. L'entrée se fait par la plateforme CoachCopro. L'Agence Parisienne du Climat est aussi l'espace conseil France Rénov' de la capitale : c'est le bon interlocuteur pour un conseil sans frais et sans lien avec une entreprise, et pour faire relire un devis avant de signer.
Comment se déroule un projet parisien
- Estimation en ligne. Vous décrivez le logement, le chauffage en place, la composition du foyer et le revenu fiscal de référence dans le simulateur. Vous obtenez une fourchette d'aides, pas un devis.
- Qualification du cadre juridique, avant la technique. Appartement ou immeuble, partie privative ou partie commune, règlement de copropriété, position vis-à-vis des deux plans de sauvegarde et des abords protégés. Cette étape évite de chiffrer un projet qui ne pourra pas être autorisé.
- Visite sur place. À Paris, elle porte sur l'accès au logement et à l'immeuble (cage d'escalier, ascenseur, stationnement pour la livraison du matériel), le volume disponible pour un ballon thermodynamique, l'état des menuiseries et la nature des murs. La visite technique est sans frais et sans engagement ; sa date est reportée sur le devis puis sur la facture, comme la réglementation l'impose.
- Devis chiffré poste par poste, avec l'indication écrite des signes de qualité détenus pour les travaux concernés. La prime CEE doit être proposée et acceptée avant la signature ; si le devis est déjà signé, il reste 14 jours pour solliciter un fournisseur d'énergie.
- Dépôt du dossier puis attente de la notification avant tout démarrage, sauf panne de chauffage entre le 1er octobre et le 30 avril, cas dans lequel deux mois sont laissés pour régulariser.
- Chantier et facture détaillée reprenant marque, référence et performance obtenue : ce sont les pièces que le financeur contrôle.
Pour lancer une étude, passez par la page contact. Nous intervenons aussi dans les départements limitrophes : les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, où la part de maisons est plus élevée. Les trois postes d'isolation que nous réalisons sont détaillés dans le dossier isolation à Paris.
Aides locales à Paris
Aides des collectivités qui s’ajoutent à MaPrimeRénov’ et à la prime CEE. Chaque dispositif est daté et sourcé ; les conditions sont vérifiées avec vous avant le devis.
Dispositifs relevés le 21 septembre 2026 sur les sites des collectivités. Un dispositif signalé « à vérifier » n’est pas garanti : nous le confirmons avant la signature du devis.
Vos aides 2026, estimées en 2 minutes
Quelques questions, une estimation claire, puis une étude gratuite à domicile. Sans engagement.
- Prime CEE déduite du devisLa prime CEE est déduite dès le devis ; MaPrimeRénov’ est montée avec vous et versée par l’Anah après travaux.
- Dossier monté à votre placeUn conseiller dédié, du premier appel à la mise en service.
- Devis précis sous 48 hAprès visite technique gratuite, dimensionnement réel.
Le simulateur a besoin de JavaScript. Sans JavaScript, appelez-nous au 01 89 62 32 51 pour obtenir la même estimation.
Questions fréquentes
Peut-on installer une pompe à chaleur dans un appartement à Paris ?
Rarement seul, souvent jamais sans accord. L'unité extérieure se pose en façade, sur un balcon ou en toiture, c'est-à-dire sur une partie commune ou sur un élément qui modifie l'aspect de l'immeuble : le projet passe par un vote de l'assemblée générale des copropriétaires. S'y ajoutent, dans les deux plans de sauvegarde parisiens et dans les abords protégés, une autorisation d'urbanisme et l'avis de l'architecte des Bâtiments de France. Avec 10 686 maisons pour 1 402 024 logements, la configuration individuelle reste marginale à Paris.
Quels travaux de rénovation énergétique sont réalisables sans assemblée générale ?
Ceux qui restent en partie privative : l'isolation des murs par l'intérieur, l'isolation d'un plancher bas quand le local en dessous s'y prête, et le remplacement d'un ballon électrique par un chauffe-eau thermodynamique lorsque le volume d'air ou le raccordement en gaines le permettent. Le règlement de copropriété reste à lire, car certains encadrent les percements de façade ou les traversées de gaine. Tout ce qui touche à la façade, à la toiture ou au réseau collectif relève en revanche du syndicat des copropriétaires.
Quel est l'état énergétique des logements parisiens ?
Sur les 843 446 diagnostics de performance énergétique réalisés à Paris depuis juillet 2021, 45,4 % des logements sont classés E, F ou G, et 30,9 % D. Ce jeu de données ne décrit que les logements diagnostiqués, essentiellement lors d'une vente ou d'une location : il reflète le marché plutôt que le parc. L'âge du bâti explique l'essentiel de ces chiffres, puisque 31,4 % des résidences principales parisiennes datent d'avant 1919 et 68,7 % d'avant 1971.
Faites-vous l'isolation extérieure à Paris ?
Non. Nous ne détenons pas la qualification exigée pour l'isolation des murs par l'extérieur et nous ne présentons pas ce poste comme faisable chez nous. À Paris s'ajoutent deux obstacles indépendants de nous : une façade appartient aux parties communes et relève d'un vote de l'assemblée générale, et dans les périmètres des plans de sauvegarde approuvés en 1965 et 1972, comme dans les abords des immeubles protégés, l'habillage d'une façade est le plus souvent refusé. Nous traitons les murs par l'intérieur.
À qui s'adresser pour un conseil neutre sur la rénovation à Paris ?
À l'Agence Parisienne du Climat, qui est l'espace conseil France Rénov' de la capitale. Ce service public informe sans frais et sans lien avec une entreprise, oriente vers le dispositif adapté et permet de faire relire un devis avant signature. C'est aussi elle qui met en œuvre Éco-Rénovons Paris+ pour la Ville de Paris, dispositif réservé aux copropriétés visant au moins 15 % de gain énergétique. Pour un projet d'ampleur, le rendez-vous avec un conseiller France Rénov' est de toute façon obligatoire avant le dépôt du dossier.
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