Seine-Saint-Denis (93)

Rénover son logement en Seine-Saint-Denis

La Seine-Saint-Denis est le département le plus raccordé au gaz de notre zone francilienne : 62,0 % des résidences principales. C'est aussi celui où la part de propriétaires occupants est la plus faible après Paris, 37,5 %. Ces deux chiffres décident de ce qui est réalisable, par qui, et avec quel financement. Cette page part du recensement, des diagnostics de l'ADEME et de la carte des réseaux de chaleur.

Seine-Saint-Denis en chiffres

Résidences principales de Seine-Saint-Denis chauffées principalement au gaz de ville ou par un réseau de chaleur
62,0 %INSEE, recensement de la population 2023, API Melodi, DS_RP_LOGEMENT_PRINC · 2023
Résidences principales de Seine-Saint-Denis occupées par leur propriétaire (sur 673 946 résidences principales) ; 62,5 % ne le sont donc pas
37,5 %INSEE, recensement de la population 2023, API Melodi, DS_RP_LOGEMENT_PRINC · 2023
Maisons de Seine-Saint-Denis classées E, F ou G parmi les 35 028 DPE de maisons réalisés depuis juillet 2021
53,8 %ADEME, DPE Logements existants depuis juillet 2021 (dpe03existant), maisons · 2026-09-17

62,0 % au gaz : le département le plus raccordé de notre zone

Sur les 673 946 résidences principales de Seine-Saint-Denis, 62,0 % sont chauffées au gaz de ville ou par un réseau de chaleur. C'est la part la plus élevée des six départements franciliens que nous couvrons, devant les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Le fioul, lui, ne concerne que 3,1 % des logements : construire un argumentaire sur la cuve à remplacer reviendrait à parler à un foyer sur trente-deux.

Énergie principalePart des résidences principales
Gaz de ville ou réseau de chaleur62,0 %
Électricité32,4 %
Fioul3,1 %
Autres, dont bois2,2 %
Gaz en bouteille ou en citerne0,4 %

Bonne nouvelle pour qui envisage une pompe à chaleur : la dépose d'une chaudière individuelle au gaz ouvre exactement la même bonification de certificats d'économies d'énergie que celle d'une chaudière au fioul, à condition d'être en résidence principale et d'installer un modèle détenant l'agrément « qualité et résilience industrielle », obligatoire depuis le 1er septembre 2026. Le sujet n'est pas moins intéressant ici, il se raconte autrement. Le fonctionnement de la prime est détaillé sur la page prime CEE et la technologie sur le dossier pompe à chaleur air/eau.

37,5 % de propriétaires occupants : qui peut engager les travaux

C'est le chiffre le plus structurant du département et celui dont on parle le moins. 37,5 % des résidences principales de Seine-Saint-Denis sont occupées par leur propriétaire. Près de deux logements sur trois sont donc occupés par un locataire, qui ne peut ni décider du remplacement du chauffage, ni déposer un dossier d'aide sur ce poste : la demande relève du bailleur, personne physique, société civile ou organisme.

Deux conséquences pratiques. D'abord, un projet de chauffage ne se qualifie pas sur l'envie mais sur le titre d'occupation : c'est la première question que nous posons. Ensuite, le bailleur qui engage des travaux relève lui aussi de MaPrimeRénov', avec ses propres règles — la prime est calculée sur ses revenus, et il s'engage à louer le logement en résidence principale pendant au moins six ans à compter de la demande de solde. Les conditions de dépôt sont détaillées sur la page MaPrimeRénov'.

Troisième filtre : la copropriété. Les 160 836 maisons du département ne représentent que 22,1 % du parc ; pour tout le reste, un projet touchant la façade, la toiture, l'aspect extérieur ou le réseau de chauffage collectif est présenté au syndic et voté en assemblée générale des copropriétaires. Une unité extérieure de pompe à chaleur posée en façade ou sur un balcon en fait partie.

Deux parcs superposés : la reconstruction et le neuf des années 2010

La Seine-Saint-Denis cumule deux profils rarement réunis. D'un côté, 29,0 % des résidences principales ont été achevées entre 1946 et 1970 et 10,3 % entre 1919 et 1945, soit 42,7 % du parc antérieur à 1971 : grands ensembles, cités pavillonnaires de l'entre-deux-guerres, immeubles de rapport. De l'autre, 17,0 % des logements datent de 2006 à 2020, la proportion la plus forte des six départements de notre zone : c'est le département qui a le plus construit récemment.

Pour un projet de rénovation, la distinction est nette. Le parc récent n'a le plus souvent aucun intérêt à être repris, sinon sur l'eau chaude sanitaire. Le parc d'avant 1971 concentre l'essentiel du besoin, et il se traite dans cet ordre :

  • Les combles perdus quand ils existent, c'est-à-dire surtout dans les cités pavillonnaires de l'est et du nord du département. Voir l'isolation des combles.
  • Les murs par l'intérieur en appartement, seul poste d'isolation qui ne dépende pas d'un vote, avec la perte de surface que cela suppose. Voir l'isolation des murs par l'intérieur.
  • L'eau chaude : remplacer un ballon électrique par un chauffe-eau thermodynamique est souvent le geste le plus simple à obtenir en immeuble, sous réserve du volume ou du raccordement en gaines.
  • Le chauffage en dernier, une fois l'enveloppe traitée, faute de quoi la machine est surdimensionnée.

Ce que nous ne faisons pas, pour être net : l'isolation des murs par l'extérieur, faute de la qualification correspondante, et la climatisation réversible, qui n'entre pas dans nos qualifications.

408 844 diagnostics : 26,6 % du parc, 53,8 % des maisons

L'ADEME publie l'ensemble des diagnostics de performance énergétique (DPE) établis depuis juillet 2021 : 408 844 en Seine-Saint-Denis, dont 35 028 sur des maisons. Ce n'est pas un recensement du parc, ce sont les logements diagnostiqués, essentiellement à l'occasion d'une vente ou d'une location : la photographie est celle du marché.

Sur l'ensemble, 39,6 % des logements sont classés C, 29,6 % D, 17,2 % E et 9,4 % F ou G, soit 26,6 % classés E, F ou G. C'est la proportion la plus faible de la petite couronne, et elle s'explique largement par le poids du parc récent. Sur les maisons, le tableau se retourne : 53,8 % sont classées E, F ou G, et 29,9 % en F ou G, les deux seules étiquettes que la réglementation désigne comme passoires.

Autrement dit, le pavillon francilien de l'entre-deux-guerres reste le logement le plus dégradé du département, et c'est pour lui que le parcours rénovation d'ampleur — qui vise les logements classés E, F ou G avec un gain d'au moins deux classes — a le plus de sens. La lecture des étiquettes est expliquée dans notre guide du DPE.

Un département de réseaux de chaleur, et ce que cela finance

La Seine-Saint-Denis est en zone climatique H1 au sens des certificats d'économies d'énergie, zone fixée par l'annexe I de l'arrêté du 5 avril 1988 : les volumes de certificats sont majorés d'un facteur 1,2.

Particularité forte du territoire : 17 des 39 communes du département sont desservies par un réseau de chaleur, et sept d'entre elles comportent un périmètre de développement prioritaire — Saint-Denis, La Courneuve, Noisy-le-Sec, Stains, Neuilly-sur-Marne, Tremblay-en-France et L'Île-Saint-Denis. C'est le total le plus élevé de notre zone, et cela a une traduction financière directe : le raccordement d'un logement à un réseau de chaleur reste l'un des rares gestes encore financés par MaPrimeRénov' par geste, jusqu'à 1 200 € (très modestes), 800 € (modestes) et 400 € (intermédiaires). L'éligibilité se vérifie à l'adresse, jamais à la commune.

Pour une pompe à chaleur air/eau, les forfaits vont jusqu'à 5 000 €, 4 000 € et 3 000 € selon les mêmes profils, les ménages du profil supérieur n'étant pas éligibles au parcours par geste. Montant exact après étude. En revanche, l'isolation, les fenêtres et le chauffe-eau thermodynamique sont sortis du parcours par geste le 1er septembre 2026 : seule la prime CEE reste mobilisable sur ces postes, ou l'intégration à un projet d'ampleur. Le cumul de MaPrimeRénov' et de la prime CEE est plafonné à 90 %, 75 % ou 60 % du montant TTC de la dépense retenue selon le profil, et la TVA à 5,5 % s'applique dans un logement achevé depuis plus de deux ans. Le panorama complet est sur les aides 2026.

Pour un immeuble, le dispositif à connaître porte un autre nom : MaPrimeRénov' Copropriété, votée en assemblée générale et déposée par le syndic pour le compte du syndicat des copropriétaires. Deux seuils de performance la commandent : à partir de 35 % de gain énergétique, la subvention atteint jusqu'à 30 % du montant des travaux ; à partir de 50 %, jusqu'à 45 %. Dans un département où 37,5 % seulement des résidences principales sont occupées par leur propriétaire, le complément le plus utile se trouve ailleurs : chaque copropriétaire occupant aux ressources très modestes reçoit en plus jusqu'à 3 000 € pour son logement, et jusqu'à 1 500 € s'il est modeste. Ces primes individuelles s'ajoutent à l'aide versée au syndicat, et elles se cumulent avec MaPrimeRénov' obtenue à titre personnel pour des travaux en partie privative. Montant exact après étude : ni taux global, ni estimation de reste à charge ne sont publiés ici.

Aide locale : nous n'en annonçons aucune. Le Département met en avant un dispositif d'accompagnement des ménages en précarité énergétique, mais le site départemental était injoignable lors de notre vérification du 17 septembre 2026 et aucun montant n'a pu être lu sur une source officielle. Plutôt qu'un chiffre repris ailleurs, la bonne démarche est de passer par le service public : les 39 communes du département relèvent de quatre espaces conseil France Rénov' distincts, l'Agence Locale de l'Energie et du Climat Plaine Commune au nord-ouest, l'Agence Locale de l'Energie Paris Terres d'Envol au nord-est, l'agence Maîtrisez Votre Energie au centre et l'antenne de SOLIHA Grand Paris à l'est. Ce conseil est sans frais et sans lien avec une entreprise.

Les quatre secteurs que nous couvrons

Les 39 communes du département comptent toutes plus de 5 000 habitants et appartiennent toutes à la Métropole du Grand Paris. Nous raisonnons par secteur, calé sur le découpage des guichets publics :

  • Nord-ouest, plaine de Saint-Denis : Aubervilliers, Saint-Ouen-sur-Seine, Épinay-sur-Seine, La Courneuve, Stains, Pierrefitte-sur-Seine.
  • Nord-est, de Drancy à Tremblay : Aulnay-sous-Bois, Drancy, Sevran, Le Blanc-Mesnil, Villepinte, Tremblay-en-France, Le Bourget.
  • Centre, de Montreuil à Bobigny : Montreuil, Pantin, Bobigny, Bondy, Noisy-le-Sec, Bagnolet, Romainville, Les Lilas.
  • Est, vallée de la Marne et plateau de Clichy-Montfermeil : Noisy-le-Grand, Gagny, Livry-Gargan, Rosny-sous-Bois, Neuilly-sur-Marne, Villemomble, Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Neuilly-Plaisance, Les Pavillons-sous-Bois.

Une commune sans page reste couverte : elle est rattachée au secteur le plus proche. Nous intervenons aussi dans le Val-de-Marne et le Val-d'Oise, limitrophes.

Ce que nous vérifions avant de chiffrer un projet ici

  1. Estimation en ligne. Logement, chauffage en place, composition du foyer et revenu fiscal de référence dans le simulateur : vous obtenez une fourchette d'aides, pas un devis.
  2. Titre d'occupation. Propriétaire occupant, bailleur ou locataire : dans un département où 62,5 % des résidences principales ne sont pas occupées par leur propriétaire, c'est la question qui détermine si un dossier d'aide peut seulement être déposé.
  3. Nature des parties concernées. Partie privative ou partie commune, règlement de copropriété, ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Un projet de façade ou de chaufferie collective se prépare une assemblée à l'avance.
  4. Patrimoine. Saint-Ouen-sur-Seine comporte un site patrimonial remarquable, et 79 immeubles du département sont protégés au titre des monuments historiques, répartis sur 32 communes. Dans leurs abords, une modification de façade ou de menuiserie demande une autorisation et l'avis de l'architecte des Bâtiments de France.
  5. Visite sur place. Accès à l'immeuble et au logement pour la livraison du matériel, emplacement acceptable d'une unité extérieure, état du réseau de radiateurs, volume disponible pour un ballon thermodynamique, présence d'une sous-station de réseau de chaleur dans l'immeuble. La visite technique est sans frais et sans engagement ; sa date est reportée sur le devis puis sur la facture, comme la réglementation l'exige.
  6. Devis chiffré poste par poste, avec l'indication écrite des signes de qualité détenus pour les travaux concernés. La prime CEE doit être proposée et acceptée avant la signature ; si le devis est déjà signé, il reste 14 jours pour solliciter un fournisseur d'énergie.
  7. Dépôt du dossier et attente de la notification avant tout démarrage, sauf panne de chauffage entre le 1er octobre et le 30 avril, cas dans lequel deux mois sont laissés pour régulariser.

Pour lancer une étude, passez par la page contact. Les postes d'isolation que nous réalisons sont détaillés sur le dossier isolation.

Nos interventions en Seine-Saint-Denis

Vos aides 2026, estimées en 2 minutes

Quelques questions, une estimation claire, puis une étude gratuite à domicile. Sans engagement.

  • Prime CEE déduite du devisLa prime CEE est déduite dès le devis ; MaPrimeRénov’ est montée avec vous et versée par l’Anah après travaux.
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Questions fréquentes

Quelles aides pour remplacer une chaudière gaz en Seine-Saint-Denis ?

Les mêmes qu'ailleurs, avec l'avantage de la zone H1, qui majore d'un facteur 1,2 le volume de certificats d'économies d'énergie. Remplacer une chaudière individuelle au gaz par une pompe à chaleur air/eau en résidence principale ouvre la bonification de certificats au même titre qu'une chaudière au fioul, à condition d'installer un modèle détenant l'agrément « qualité et résilience industrielle ». MaPrimeRénov' par geste va jusqu'à 5 000 € selon les ressources et la TVA est à 5,5 %. Montant exact après étude. Le sujet concerne 62,0 % des logements du département.

Je suis locataire dans le 93 : puis-je faire installer une pompe à chaleur ?

Non, pas de votre propre initiative. Le remplacement d'un système de chauffage relève du propriétaire du logement, qui est aussi le seul à pouvoir déposer un dossier MaPrimeRénov' sur ce poste. La question se pose souvent ici, puisque 37,5 % seulement des résidences principales du département sont occupées par leur propriétaire. Un bailleur qui engage ces travaux est éligible selon ses propres revenus, avec un engagement de location en résidence principale d'au moins six ans à compter de la demande de solde.

Le raccordement à un réseau de chaleur est-il aidé dans le département ?

Oui, et c'est l'un des rares gestes encore financés par MaPrimeRénov' par geste : jusqu'à 1 200 € pour les ménages très modestes, 800 € pour les modestes et 400 € pour les intermédiaires. La question est loin d'être théorique en Seine-Saint-Denis, où 17 des 39 communes sont desservies par un réseau de chaleur et où sept comportent un périmètre de développement prioritaire. L'éligibilité se vérifie à l'adresse et non à la commune, et le raccordement d'un immeuble entier relève d'une décision de copropriété.

Quel est l'état énergétique des maisons de Seine-Saint-Denis ?

Sur les 35 028 maisons diagnostiquées depuis juillet 2021, 53,8 % sont classées E, F ou G, dont 29,9 % en F ou G. L'ensemble du parc diagnostiqué est nettement mieux classé, avec 26,6 % en E, F ou G sur 408 844 diagnostics, grâce au poids des constructions récentes : 17,0 % des résidences principales du département datent de 2006 à 2020. Ces données ne couvrent que les logements diagnostiqués, essentiellement lors d'une vente ou d'une location.

Le Département de la Seine-Saint-Denis verse-t-il une aide aux travaux ?

Nous ne l'affirmons pas. Un dispositif départemental d'accompagnement des ménages en précarité énergétique est mentionné par des sources tierces, mais le site du Département était injoignable lors de notre vérification du 17 septembre 2026 et aucun montant n'a pu être lu sur une source officielle. Aucune aide départementale n'est donc chiffrée ici. La question se pose utilement à l'espace conseil France Rénov' dont dépend votre commune : le département en compte quatre, qui connaissent l'état réel des dispositifs et qui ne vendent rien.

Et si votre maison gardait enfin sa chaleur ?

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